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Anthony Carbone ne fait certainement pas partie des joueurs de renom du football international et pourtant, cet homme est un personnage historique du sport le plus populaire du monde. Le footballeur australien Carbone marqua en effet le premier « Golden goal » du monde dans cette discipline. C'était le 13 mars 1993 en quart de finale de la Coupe du monde junior U-20de la FIFA. L'Australien inscrivit alors le but de la victoire (2:1) dans le match contre l'Uruguay. À Brisbane, Carbone mena les Australiens, organisateurs de la Coupe du monde, en demi-finale en inscrivant le but décisif à la 99e minute. Le match fut alors immédiatement interrompu. Dans les rapports officiels de la Fédération internationale de football (FIFA), ce but est inscrit comme un but normal survenu pendant les prolongations. L'idée de la mort subite ou « Golden goal » (en français « but en or ») avait été mise en œuvre par l'organisme de règlement du Comité exécutif de la FIFA après avoir été proposée par des experts qui avaient quelque peu forcé cette innovation. La Coupe du monde de la FIFA des moins de 20 ans en Australie servit de test de haut niveau. La rencontre entre l'Australie et l'Uruguay fut le seul match de ce tournoi à se terminer sur un Golden goal. La règle de la Mort subite (Golden goal) indique qu'un match entrant dans les prolongations est immédiatement achevé dès qu'un joueur marque un but. L'équipe qui marque le « Golden goal » remporte la victoire. En raison de l'interruption immédiate du match, l'adversaire n'a pas la possibilité d'égaliser. Le « Golden goal » a été introduit en football en analogie à la « mort subite » (« Sudden death ») en hockey sur glace, mais n'a pas pu s'imposer longtemps. La « Mort subite », c'est à dire l'arrêt immédiat du match après un but survenu au-delà des 90 minutes de jeu, porte au football un nom moins effrayant qu'en hockey.
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Lors de la Coupe du monde de la FIFA organisée en France en 1998, le « Golden goal » fit également ses débuts chez les seniors. Sur la voie qui la mena au titre de champion du monde de la FIFA, la France élimina en huitième de finale le Paraguay par un but en or de Laurent Blanc (113e minute). Au cours de cette coupe du monde, quatre matchs furent remportés par un « Golden goal ». Après l'introduction de cette règle en 1998, trois matchs furent également décidé de cette manière lors de la Coupe du monde de la FIFA de 2002. En huitième de finale, le Sénégal s'imposa par « mort subite » contre la Suède (Henri Camara 2:1 ; 104e minute), la Corée du Sud contre l'Italie (Jung Hwan Ahn 2:1 ; 117e minute), puis en quart de finale la Turquie vainquit le Sénégal (Lihan Manzis 1:0 ; 94e minute) en inscrivant le tout dernier « Golden goal » de l'histoire de la Coupe du monde de la FIFA. |
![]() Laurent Blanc tira le premier Golden Goal dans une Coupe du monde. Le capitaine des Bleus ouvrit le score lors des huitièmes de finale du tournoi de 1998 contre le Paraguay. (Photo: Kunz/Augenklick) |
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Au cours des tournois de la FIFA, cette règle a été appliquée par 33 reprises dans des matchs internationaux officiels. En 2003, l'équipe allemande de football féminin devint championne du monde. Elle s'imposa à Los Angeles en finale contre la Suède par une tête de Nia Künzer (2:1 ; 101e minute) qui transforma ainsi le « Golden goal ». Chez les hommes, les « Golden goal » les plus spectaculaires tombèrent lors des Coupes d'Europe de l'UEFA. Par deux reprises, ils conduisirent à la victoire. L'Allemagne remporta le titre en 1996 dans le stade de Wembley en marquant contre la Tchéquie (2:1) le premier « Golden goal » dans la compétition des hommes. Le butteur Oliver Bierhoff (95e minute) devint célèbre (lien vers Bierhoff/Stars du football allemand). Quatre années plus tard à Rotterdam, la France remporta la Coupe d'Europe de la FIFA par un but de David Trezeguet à la 103e minute. En demi-finale contre le Portugal déjà, Zinedine Zidane (117e minute) transforma un pénalty pour main en un « Golden goal » qui qualifia les Français pour la finale. Après 2002, la règle impopulaire du « Golden goal » fut transformée chez les hommes et plus tard aussi chez les juniors et les femmes en une règle appelée « Silver goal » (but en argent). Cette nouvelle règle s'appliquait de la manière suivante : si au cours des éliminatoires, un match n'est pas décidé après le temps réguliers de 90 minutes, une prolongation de 15 minutes est accordée. L'équipe qui marque un but au terme de ce temps supplémentaire remporte la victoire. En cas d'égalité, une deuxième prolongation de 15 minutes est jouée. Si les deux équipes sont encore ex-æquo, elles sont départagées par les tirs au but. Cette règle n'entra pas dans l'histoire de la Coupe du monde de la FIFA. La Grèce accéda de cette manière en 2004 à la finale de la Coupe d'Europe de l'UEFA et devint même champion d'Europe. Le Grec Traianos Dellas marqua en demi-finale contre la Tchéquie l'unique but en argent de ce tournoi. Il survint à la 105e minute, pendant les arrêts de jeu de la première mi-temps des prolongations. Le match fut donc interrompu. La règle du « Silver goal » fut supprimée. La FIFA et l'UEFA retournèrent au bon vieux système des prolongations suivies des tirs au but. C'est ainsi que la finale de la Coupe du monde de 2006 à Berlin entre l'Italie et la France fut départagée aux tirs au but (5:3). La « Squadra Azzurra » remporta ainsi son quatrième titre de champion du monde. Lors de la finale de la Coupe du monde de 1994, l'Italie avait perdu pour la dernière fois aux tirs au but contre le Brésil. En l'an 2000, elle avait perdu contre la France suite à un « Golden goal » et au cours de la Coupe du monde de la FIFA 2002, elle avait été éliminée par la Corée du Sud. Les Italiens ne furent pas les seuls à se réjouir du retour aux anciennes règles. Les buts d'or et d'argent n'avaient jamais été vraiment acceptés, même si les vainqueurs avaient toujours célébré leur triomphe. |