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La Coupe du monde de la FIFA organisée en Italie en 1934 est considérée aujourd'hui comme le tournoi des gardiens de but. L'Italien Giampiero Combi, l'Espagnol Ricardo Zamora Martínez ou le Tchécoslovaque František Plánička marquèrent de leur empreinte ce tournoi hors du commun. En politique, le champion du monde de la FIFA, l'Italie, arborait déjà une couleur brunâtre et beaucoup se demandent aujourd'hui si la compétition a vraiment été fair-play. Avec la Coupe du monde de la FIFA, les Italiens avaient essayé de redorer leur blason. Lors de ce grand événement sportif, Benito Mussolini, le dictateur fasciste, se reput de sa gloire et servit en quelque sorte de modèle à Adolf Hitler qui, deux ans plus tard, abusa des Jeux olympiques de Berlin pour diffuser sa propagande dans le monde. |
![]() Frantisek Planicka |
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Ce qui est sûr, c'est que c'est un arbitre novice de 28 ans qui siffla le 10 juillet 1934 à Rome la finale opposant l'Italie à l'URSS (2:1 après prolongations). Il s'agissait du Suédois Ivan Eklind. Ce directeur d'un magasin de détail n'avait arbitré auparavant que trois matchs et n'avait jamais pensé, même en rêve, être choisi pour siffler la finale. Il n'est donc pas étonnant que cet homme ait eu une nuit blanche avant le match et qu'il ait transpiré pendant les 120 minutes de jeu et ce, pas uniquement à cause des 41 °C qui régnaient dans le stade. Aujourd'hui encore, la deuxième finale de la Coupe du monde de la FIFA est caractérisée par la canicule, une grande vitesse de jeu et de nombreuses curiosités. Une de ces curiosités fut la visite d'Eklind auprès de Mussolini avant le coup de sifflet. Le champion du monde italien ainsi que la presse suédoise certifièrent à l'arbitre des prestations impeccables. Mais les footballeurs tchécoslovaques contredirent ces allégations.
František Plánička déclara plus tard : « On nous a volé la victoire. L'ambiance dans le stade du parti était tendue. Eklind s'est rendu dans la loge de Mussolini. Nous ne savons pas ce qui a été dit mais nous nous en doutons. L'arbitre siffla des enchaînements corrects de notre équipe et ferma les yeux généreusement sur des fautes graves de l'équipe italienne. » Le meilleur butteur de la Coupe du monde de la FIFA, Oldrich Nejedly, est sûr d'une chose : « Cet homme n'était absolument pas impartial ». Les joueurs furent confortés dans leur opinion par la suspension à vie d'Eklind après la finale. |
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Eklind forma un recours en grâce qui ne fut accepté par le Fédération internationale de football (FIFA) qu'en 1938, peu de temps avant la Coupe du monde à laquelle il participa en tant qu'arbitre. Il siffla également la finale de la Coupe du monde de 1950. À cette occasion, Eklind justifia la confiance qu'on lui avait témoignée. Le Suédois arbitrait désormais sans laisser planer le doute. À la fin de sa carrière, il pouvait se vanter d'avoir arbitré 31 rencontres nationales et trois Coupes du monde de la FIFA. Eklind apprenait les règles sur le chemin du travail, dans le train de banlieue, et entraînait sa condition physique pendant les mois d'hiver, notamment en jouant au hockey sur glace et au bandy où il était connu à la fois en tant que joueur et arbitre.Cet homme arriva même à provoquer une révolution : il abolit les longs pantalons et vestes des arbitres, ces attributs qui avaient rendu célèbre son prédécesseur, le Belge John Langenus, qui avait sifflé la finale de la Coupe du monde de la FIFA en 1930. |
![]() Culotte de golf, veste, chemise et cravate - tel était le vêtement de fonction des arbitres. Ce John Langenus qui siffla la première finale de la Coupe du monde en 1930. (Archives KFGD) |